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Apprentissage sur la fabrication du Monoï Tiare Tahiti au SCP



Durant près de trois semaines, des agents du service ont participé à l’apprentissage de la fabrication traditionnelle du Mono’i Tiare Tahiti dispensé par madame Doris MARUOI (agent du SCP) qui a recueilli ce savoir-faire auprès de sa grand-mère paternelle.

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Coco germé
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Retrait des pédoncules de fleurs de Tiare Tahiti

L’apprentissage s’est pratiqué en quatre (04) phases comme suit :


- La première qui a duré une journée a concerné la récolte
d’environ une cinquantaine de cocos germés et le décorticage ;

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Récolte des noix de coco germées
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Débourrage d’une noix de coco

- La seconde d’une journée également a porté sur le nettoyage des
coques, l’extraction des matières spongieuses (uto) après le bris des coques en deux parts et le râpage de l’amande. Puis, sur la pulpe râpée recueillie dans un récipient en aluminium, du gras de bernard-l’hermite a été déposé avant d’y être incorporé. Ensuite, sur le mélange réalisé, une pression est exercée afin que la fermentation se passe sans « agression extérieure », avant que le tout ne soit recouvert d’un tissu propre ;

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Coco râpé
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Gras du bernard l’hermite

- La troisième phase qui s’est faite en une demie journée est celle
de l’addition des senteurs composées essentiellement, pour cet apprentissage, de fleurs de Tiare Tahiti récemment cueillies. Il a fallu retirer, un à un, le pédoncule des tiare avant de les jeter sur la pâte de mono’i préalablement remuée après le retrait de la couverture du récipient.
A l’issu de ce geste, l’ensemble tiare et pâte a été à nouveau bien remué avant de recevoir des pressions manuelles répétitives ? Puis le tout est recouvert du même linge propre ;

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Fleurs de Tiare ajoutées au mélange de coco râpé et du gras de bernard l’hermite

- La quatrième phase est plus longue de quelques semaines ; elle
concerne le séchage du mono’i en plein soleil. Cette partie de la pratique du savoir-faire, plus que les premières, nécessite une surveillance rigoureuse au risque de recueillir un produit mal odorant. Durant le séchage, la pâte est régulièrement remuée puis pressée afin de favoriser l’écoulement naturel du mono’i.

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Le mélange couvert est mis au soleil
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Mélange de la pâte homogène


Enfin, arrive le moment du transvasement du mono’i dans des récipients, de préférence en verre, propres et bien secs.

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Monoï en bouteille


Un grand maururu aux agents du SCP mais aussi à madame Madeleine TEUPOOHUITUATETOARAI pour son aide.

Prochainement la vidéo...