Accueil > Français > Articles parus dans le magazine culturel Hiro’a > Articles parus dans le Hiro’a > Le ka’aku en héritage (Hiro’a n° 4 - Décembre 2007)

Le ka’aku en héritage (Hiro’a n° 4 - Décembre 2007)

Parce qu’une culture qui bouge, c’est aussi une culture qui se transmet d’un individu à un autre, le Service de la Culture et du Patrimoine organise des animations pour valoriser et diffuser certaines traditions auprès des scolaires. Pour le moment , c’est la préparation de la technique culinaire marquisienne du ka’aku qui été choisi. Succès garanti.

Dans le cadre d’une convention avec l’école Notre Dame des Anges, plusieurs
groupes de scolaires sont venus assister à la préparation du ka’aku
ou ko’ehi mei , tradition culinaire marquisienne à base de mei* , le fruit de l’arbre à pain.

JPEG - 157.5 ko
Tutana en pleine transmission des savoirs traditionnels © SCP 2008

L’animation, qui se déroule dans le cadre plaisant de la grande cocoteraie du Service, commence par une présentation de l ’histoire de l’arbre à pain. « Cet arbre est venu en pirogue d’Asie du Sud Est avec les premiers Polynésiens », résume Tutana Tetuanui, organisatrice et animatrice de la manifestation.
Ensuite, elle raconte aux enfants la légende de ce père de famille qui s’est sacrifié en se transformant en arbre à pain pour nourrir les siens en période de disette : ses mains se sont transformées en feuilles, son corps et ses pieds en tronc et en branches, sa tête en fruit et sa langue en graines formant l’intérieur du fruit.

Enfin, après la théorie, place à la pratique, les enfants s’activent aux côtés de l’équipe du Service pour confectionner le déjeuner. « Après avoir râpé le coco et filtré le lait avec un linge, on prépare le feu pour la cuisson des fruits de l’arbre à pain, à la base desquels une entaille en croix a été faite. Une fois cuits, les mei sont pelés, le noyau est détaché, puis la pulpe est vigoureusement battue avec le pilon pour l’assouplir. Encore chaude, cette patte est déposée sur le lait de coco », explique Tutana Tetuanui. Cette préparation est ensuite dégustée de façon conviviale avec du pois son cru, du corned beef et une salade de fruits. « Il ne s’agit pas d’une démonstration. Chaque enfant participe à la préparation du ka’aku et du déjeuner . » Quelle meilleure façon d’assurer la transmission de traditions en voie de disparition...

* uru signifie fruit de l’arbre pain en Tahitien, comme mei en Mar quisien, Mangarevien et Wallisien.

- Téléchargez la fiche du ko’ehi mei

- Téléchargez les fiches des savoir-faire culinaires des Iles Marquises

Vous trouverez en cliquant le lien ci-dessus quelques savoir-faire traditionnels de l’archipel des Marquises recueillis et transmis par Mme Tutana TETUANUI - PETERS.

- ’A’eu pipi, etoffe parfumée

- Apiu purau

- Confection du amo’a

- Fafi hei kekaa

- Feiai

- Keukeu tunu aehi

- Koehi kii

- Koehi mei

- Ko’ehi tarua

- Po’ai mei’a

- Pifa paatai

- Po’ai mei’a

- Tipo i’a

- Le ka’aku en héritage (à télécharger)